Avec PEU, Jean-Jacques Bader propose une œuvre sobre et puissante, où la matière semble volontairement réduite à l’essentiel. La sculpture joue sur l’équilibre entre masse et ouverture, mettant en valeur le vide comme un élément à part entière de la composition. L’ouverture centrale devient un point de respiration, un passage symbolique qui capte la lumière et transforme la perception de l’ensemble.
Les lignes sont franches, maîtrisées, presque architecturales, tandis que la surface conserve une texture minérale qui rappelle l’origine brute du matériau. Cette dualité entre rigueur formelle et présence organique confère à l’œuvre une grande profondeur visuelle.
PEU ne cherche pas à imposer un sens unique. Elle invite au ralentissement, à l’observation attentive, et suggère que l’essentiel ne réside pas dans l’abondance, mais dans ce qui reste lorsque l’on enlève le superflu. Présentée en intérieur comme en extérieur, la sculpture s’intègre naturellement dans des espaces contemporains, privés ou publics, où elle instaure un dialogue silencieux avec son environnement.









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